Compte-rendu Atelier « Maison du doctorat : une utopie réalisable ? » du jeudi 19 janvier 2017 consacré aux « besoins »

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Voici ci-dessous un compte-rendu de l’atelier « Maison du doctorat : une utopie réalisable ? » qui a eu lieu à La Paillasse le jeudi 19 janvier 2017 et qui était consacré aux « besoins ».

Version word (.doc) du compte-rendu ici.

 

Compte-rendu Atelier « Maison du doctorat : une utopie réalisable ? » du jeudi 19 janvier 2017 consacré aux « besoins »

 

 

 

 

 

Voici une présentation de l’atelier :

 

https://docdoorblog.wordpress.com/2016/12/27/atelier-maison-du-doctorat-une-utopie-realisable-le-19-janvier-2017-a-la-paillasse/

 

 

 

 

 

 

 

 

1/ Résumé :

 

Cet atelier était consacré à l’expression des besoins auxquels pourraient répondre une maison du doctorat. Les personnes présentes à cet atelier étaient principalement des doctorant-e-s et jeunes docteur-e-s, souvent impliqués dans des associations de doctorant-e-s et docteur-e-s (avec un nombre important d’étrangers), Mais d’autres profils étaient présents, comme des personnes en phase prédoctorale ou des personnes travaillant dans des associations liées à la formation et aux réseaux de coopération des chercheurs-euses. Des entreprises, associations et institutions publiques n’ont pas faire le déplacement, mais semblent intéressées par l’existence de ce type de lieu.

De cet atelier est ressorti une grande diversité de besoins en termes de socialisation, d’aide, d’informations, d’accessibilité, de lieu de travail, de collaboration, de mutualisation d’actions, d’« informel », de réseau, de professionnalisation, d’échange…

Des difficultés ont été soulevées en termes d’investissement, de modèle économique, d’animation d’un lieu (beaucoup d’énergie), de gouvernance.

Pour la suite, il s’agit de répondre à ces questions, de continuer à montrer le besoin, de créer des partenariats (comme celui avec EHESS, Adoc Mètis, Liberté Living Lab, Humanitudes, Lab School Network https://docdoorblog.wordpress.com/2017/02/28/docdoor-partenaire-du-seminaire-lexperience-doctorale-le-13-mars-2017/), de rencontrer les différents acteurs susceptibles d’être intéressés et d’organiser d’autres ateliers…

 

 


2/ Présences lors de l’atelier

 

 

Les personnes présentes :

 

des doctorant-e-s et docteur-e-s et surtout des doctorant-e-s en SHS (notamment d’origine étrangère), un représentant d’une Chambre de Commerce et de l’Industrie (CCI), une étudiante future doctorante en musicologie, quelques doctorant-e-s et docteur-e-s (ou ni doctorant-e-s ni docteur-e-s) impliqué-e-s dans des associations liées au doctorat : Andes, CJC, Redoc, Doc’Up, La Paillasse, Humanitudes, Doctorat.be, Doctrix, Coopetic, SpIbens, BIOTechno Forum…

 

Les personnes excusées :

 

Doctopolis s’est excusé pour son absence à cause d’un problème de transport. Adelih organisait un événement en parallèle. Isefre organise sa formation le jeudi. PhDOOC participait à un événement récompensant les Mooc de l’année. Coginov et Docteo avaient prévu de venir. Relisons, Sircome et PhD Talent semblent intéressés par l’idée. L’Université Paris 4 Paris Sorbonne, PSL, EHESS sont aussi intéressés. ABG-L’intelli’agence (https://docdoorblog.wordpress.com/2017/01/13/abg-lintelliagence-parle-de-docdoor/), héSam Université (https://docdoorblog.wordpress.com/2017/01/23/le-comue-hesam-universite-sinteresse-a-docdoor/) et l’Université Paris Saclay (https://docdoorblog.wordpress.com/2017/01/23/universite-paris-saclay-fait-de-la-publicite-pour-docdoor/) ont écrit des articles faisant la promotion de l’idée de maison du doctorat. Des représentants de la région Ile-de-France, de la Mairie de Paris, de Doc Emploi SHS, de l’Université Paris Nanterre et d’une entreprise qui recrute des docteur-e-s spécialisé-e-s dans le data et l’intelligence artificielle (Delight data) n’ont pas pu faire le déplacement. L’incubateur de l’Institut supérieur de commerce de Paris souhaite être partenaire mais n’a pas pu venir.

 

 

 

3/ Présentation de La Paillasse par Ludovic :

 

Voir : http://lapaillasse.org/

 

 

 

4/ Présentation de Doc’Door par Sebastien et de son parcours à Humanitudes et Doctrix

 

Compétition économique et scientifique internationale, donc il y a nécessité de continuer à innover. Or, la thèse de doctorat forme à l’innovation par définition. D’où la nécessité de former davantage de docteur-e-s. Mais le quantitatif ne doit pas être le seul objectif. Il y a des efforts à produire pour encadrer les doctorant-e-s et docteur-e-s pour que le doctorat et sa suite se réalisent dans de meilleures conditions.

Plus d’informations sur l’idée de départ de maison de doctorat :

– la tribune sur Educpros : https://docdoorblog.wordpress.com/2016/12/18/docdoor-chez-educprosletudiant/

– la proposition plus détaillée diffusée par le think tank Cartes sur Table : https://docdoorblog.wordpress.com/2016/12/18/docdoor-joue-cartes-sur-table/

 

 

 

5/ Discussion collective :

 

Objectif de l’atelier participatif : Quelles idées ? Quels sont les manques ? Quels sont les besoins des gens ?

 

– A) Les besoins sont différents en fonction de la discipline (SHS ou non) et du financement (thèse Cifre, en entreprise, en association, autofinancement) et des conditions de vie (étranger ou local), mais il y a des besoins communs pour tous : socialisation, formation, communication…

 

 

 

– B) Accessibilité : il s’agit de trouver un endroit central pour toutes les universités et écoles à l’extérieur de Paris. Selon Coopetic, présent lors de l’atelier, il existe déjà des lieux, associations, services utiles pour les différents besoins : maison des associations dans tous les arrondissements, associations solidarité étudiante (espace de coworking dans le 13ème avec la mairie de paris), maisons des initiatives étudiantes partenaires pour telles initiatives, aide à la gestion de lieu dans le 19ème spécifique à l’innovation.

 

Remarque : C’est modèle qu’il faut connaître mais il s’agit de créer un lieu adapté au profil des doctorant-e-s et docteur-e-s pour ne pas les confondre avec les étudiant-e-s. Les doctorant-e-s et docteur-e-s sont des jeunes chercheurs (et jeunes enseignants) ou chercheurs « junior ».

 

 

 

– C) Lieu de travail : Les SHS n’ont pour la plupart pas de financement et pas de bureau, donc ils doivent travailler dans des cafés, les bibliothèques universitaires… Une doctorante en droit privé de Paris 1 Panthéon-Sorbonne dit qu’il existe de petits espaces à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne mais ce n’est pas parfait. Elle souhaiterait créer une association pour changer les choses. A l’échelle des Comue, il y a des espaces faits pour les étudiants entrepreneurs dans des incubateurs mais pas pour les doctorant-e-s sans lieu de travail. Les doctorant-e-s et docteur-e-s ne souhaitent pas forcément devenir chef d’entreprise. Ils peuvent continuer à être chercheur (via une titularisation) ou salarié dans une entreprise, une administration, une ONG, une association.

 

 

 

– D) Les associations de doctorant-e-s et docteur-e-s ont des problèmes d’obtention de salles notamment à cause de la rigueur budgétaire, du manque d’espace à Paris et en particulier dans les universités.

 

Réponse : Des maisons des associations existent dans chaque arrondissement de Paris qui donne des salles mais à des horaires peu souples qui du coup sont inutiles pour les gens qui travaillent en journée.

 

 

 

– E) Pour les étrangers (nombreux lors de cet atelier et environ 40% des inscriptions en thèse et des soutenances), il y a des difficultés supplémentaires pour réaliser le doctorat dans de bonnes conditions. En particulier, il y a un besoin d’aide pratique pour la socialisation, concernant l’administratif (préfecture) et notamment le logement (besoin d’un garant). Une doctorante, spécialisée en langue ancienne qui est en train de terminer sa thèse, rencontre plusieurs problèmes : Les étrangers ont des problèmes surtout au niveau du logement, il n’y a pas de financement en sciences humaines et sociales, de la maitrise langue française pour correction écriture en français (articles et thèse). Or, à l’université il n’y pas d’aide pour les étudiants étrangers.

 

Réponse pour le logement : Il existe une garantie logement qui existe pour étudiants (garantie des loyers). Il faudrait sensibiliser les pouvoirs publics pour adapter les mécanismes qui fonctionnent déjà, s’appuyer sur les structures pour monter autre chose pour les doctorant-e-s, les post-doctorant-e-s, les doctorant-e-s en missions…

 

Remarque : Sebastien a écrit un article spécifique concernant les doctorant-e-s et docteur-e-s étrangers : https://docdoorblog.wordpress.com/2017/01/13/docdoor-pour-accompagner-les-doctorants-etrangers/

 

 

 

– F) Une doctorante aurait besoin d’une aide pratique concernant la rédaction de documents. Il y a un besoin de relecture de thèse ou articles écrits en français par des étrangers et inversement il peut y avoir un besoin d’aide pour l’écriture de documents en anglais (ou d’autres langues) pour des français qui souhaitent rédiger des articles pour des revues scientifiques internationales et étrangères.

 

Réponse : la maison du doctorat pourrait aider à se socialiser et donc à trouver des doctorant-e-s et docteur-e-s susceptibles de relire des documents, article, partie de thèse, mais une économique pour des professionnels est nécessaire.

 

Remarque : Il existe par exemple https://www.thes-up.com/ dans ce domaine.

 

 

 

– G) Doc’Door pourrait aider pour la mutualisation des initiatives individuelles. Clément, docteur UPMC et actif dans plusieurs associations au sein de son université et au niveau national, remarque qu’il y a une tendance à mutualiser les efforts, comme les Comue qui mutualisent les formations complémentaires et donnent des outils pour la suite du parcours professionnel, améliorer la méthodologie. Mais tous les établissements n’arrivent pas à mutualiser comme ils le voudraient. Doc’Door pourrait déclencher et faciliter les universités et Comue à mutualiser leurs efforts.

 

Remarque : pour une doctorante, cette idée n’est pas réellement liée pour l’instant à un possible lieu lié au doctorat. Mais cela pourrait s’avérer utile pour les années futures. Il s’agirait par exemple d’un outil dématérialisé commun aux universités pour faciliter leur vie doctorale, diminuer travail qui est refait plusieurs fois de façon individuelle, et aboutir à quelque chose de très bien. Les doctorant-e-s et docteur-e-s ont une facilité d’autoformation mais il reste des besoins car ils ne peuvent pas se former dans tous les domaines (communication, marketing, management…). Le développement de la formation des doctorant-e-s est une obligation des universités et Comue, mais ce n’est pas toujours industrialisé (cela dépend des universités et des Comue). La maison du doctorat serait l’occasion de centrer toutes les formations pour qu’elles soient au même endroit. Cela permettrait un flux et un stock de doctorant-e-s et docteur-e-s. Justement Doctorat.be, dont une représentante était présente lors de l’atelier, est une association de Belgique qui propose des formations pour préparer les docteur-e-s pour une reconversion professionnelle (c’est-à-dire passer de la thèse académique à d’autres activités professionnelles ou à la recherche hors académique, qui organise des job fair, qui fait du coaching qui prépare des projets professionnels via des services gratuits financés par le gouvernement, sensible aux sciences humaines et avenir des docteur-e-s. (Doctorat.be a proposé avant l’atelier de devenir partenaire de Doc’Door (https://docdoorblog.wordpress.com/2017/01/13/doctorat-be-futur-partenaire-de-docdoor/))

 

 

 

– H) Il y a manque de networking multi-disciplinaire. Aujourd’hui chacun est dans son laboratoire et dans sa discipline donc les doctorant-e-s et docteur-e-s ont peu d’occasion de rencontrer des doctorant-e-s et docteur-e-s d’autres disciplines. Doc’Door pourrait faciliter la création de collaboration pour des projets scientifiques, associatifs, entrepreneuriaux. Beaucoup d’appels à projet au niveau national et international demandent à former des équipes interdisciplinaires, mais il n’y a pas de lieu pour créer cette interdisciplinarité. Une doctorante à Dauphine explique que sa thèse fait de lien avec la neurobiologie, donc son laboratoire ne sert à rien. Elle aurait besoin d’avoir accès à des gens qu’elle ne croise pas habituellement.

 

 

 

– I) L’idée serait d’avoir un lieu sur Paris qui serait là pour aider les doctorant-e-s et docteur-e-s bénéficiant d’une certaine indépendance et autonomie vis-à-vis des écoles doctorales, universités, laboratoires tout en ayant des liens avec et en collaborant avec.

 

 

 

– J) Doc’Door serait un lieu de rencontre pour les doctorant-e-s mais aussi les docteur-e-s. En effet, la question de l’après thèse fait peu l’objet d’action de la part des universités et Comue : annuaires, suivi, rencontres, collaborations… Aujourd’hui, les docteur-e-s disparaissent après doctorat s’ils ne sont pas recrutés par un laboratoire public. Il y a un problème de transition post doctorat. Il y a un manque de socialisation, de lieu de rencontre. Il y a perte de contact avec les autres docteur-e-s universitaires. Or, il y a une culture commune très intéressante développée pendant le doctorat qui crée une culture commune. Doc’Door pourrait aider à développer le lien entre universités, Comue, doctorant-e-s, docteur-e-s. D’où l’idée de Coopetic, présent lors de l’atelier Doc’Door. Coopetic est une coopérative de recherche et innovation à destination des jeunes chercheurs-euses post-doctorant-e-s. Il s’agit pour Coopetic de trouver des solutions face à la précarisation des statuts. Coopetic héberge et suit les activités des jeunes chercheurs pour pouvoir exercer leur métier dans l’académique et hors université.

 

 

 

– K) Selon une doctorante en anthropologie, la maison du doctorat pourrait être un lieu d’échange de contacts, de savoirs et de compétences ouvert à toute sorte de collaborations pour préparer l’avenir professionnel.

 

 

 

– L) La maison du doctorat devrait être un lieu moins formel. Elle devrait permettre le travail de thèse classique, mais aussi des instants sympas plus informels comme dans les grandes écoles. Il n’y aurait pas ou il y aurait moins de notion de concurrence comme dans laboratoires ou écoles doctorales.

 

 

 

– M) La question de l’animation pour rendre le projet viable. C’est un point important pour que ça marche selon Coopetic. Il faut un réseau social dédié et au moins un salarié. Il existe de nombreux lieux de type co-working, mais il n’y a pas d’animation, donc les locaux restent vide.

 

 

 

– N) Le lieu physique est important car il permet de se socialiser, de se rencontrer, de se connaître, de créer un réseau, d’échanger des informations. C’est fondamental de pouvoir se rencontrer. Mais internet permet de la socialisation soft. D’où l’idée de Cléa de mettre Doc’Door sur Facebook qui est un bon point de départ : https://www.facebook.com/docdoor1/.

 

 

 

– O) Quel financement ? Les universités et Comue devraient sûrement y contribuer car ce sont des services qu’elles sont censées fournir ou en tout cas qui les aideraient. Mais d’autres partenaires sont envisageables : ministères, collectivités territoriales, entreprises….

 

Remarque d’alerte (émis par deux docteurs engagés dans la CJC et l’Andès) :

 

– Ces deux docteurs présents font remonter leur crainte par rapport au fait que ce lieu déresponsabiliserait les universités et Comue car il fournirait des structures qui leur incombe (lieu de travail pour les doctorant-e-s alors que le lieu de travail est censé être un laboratoire). Selon Philippe, le cadre idéal pour toutes les questions doctorales est le laboratoire de recherche. Et c’est un problème de passer tout son temps qu’avec des doctorants et pas avec des chercheurs-euses en poste et autres professionnels.

 

– Ces deux docteurs craignent une absence de cadre assez strict pour quelque chose qui selon eux en aurait besoin.

 

En réponse à ces critiques :

 

– Il y a des besoins immédiats des doctorant-e-s et docteur-e-s. A l’échelle de temps d’action et de mise en place des universités, il faudra encore des années des universités pour répondre aux besoins en leur sein. Le temps des universités n’est pas le même que le temps des doctorant-e-s et docteur-e-s.

 

– Les universités, les laboratoires, les écoles doctorales n’ont pas la capacité et moyens de faire émerger des solutions globales par elles-mêmes ou en tout cas pas sur un temps court car ils sont trop petits.

 

– Il ne s’agit pas de remplacer les écoles doctorales, laboratoires et universités, mais de créer un lieu complémentaire qui répond à des besoins que ces différentes institutions ne parviennent pas à remplir. Il s’agirait de déléguer certaines missions que les institutions ne sont pas capables d’assumer. Les universités, les Comue, les écoles sont particulièrement performantes pour certains aspects doctoraux : la recherche, l’enseignement… Mais elle est moins performante pour d’autres activités et doit déjà déléguer certaines activités : logement et restauration via le Crous, la formation via des sociétés ou associations…

 

– Il existe des endroits où même les Maitres de conférences n’ont pas de lieu de travail.

 

– Sebastien a rédigé un article sur la question de la déresponsabilisation : https://docdoorblog.wordpress.com/2017/01/23/docdoor-une-deresponsabilisation-des-universites/

 

– En ce qui concerne le cadre, c’est le but de cet atelier que d’y réfléchir. Il s’agit d’avoir les différents points de vue pour se lancer dans l’action la moins hasardeuse possible.

 

 

 

– P) Difficultés : investissement (par qui ?), modèle économique (public ou privé ou partenariat public-privé), animation d’un lieu (beaucoup d’énergie), gouvernance (quelles institutions ? et quelles responsabilités ?).

 

 

 

– Q) Stratégie : deux façons de procéder sont envisageables pour mettre en place une maison du doctorat :

 

– soit avancer doucement (peu d’argent, peu de services, peu de cadre) ; lieu qui se révélera utile de lui-même et qui pourra amener à lui la communauté suite aux services proposés ou aux idées développées. Le cadre devra être pensé au fur et à mesure. La maison du doctorat pourrait même être itinérante pour se rendre visible auprès des différentes institutions.

 

– soit on cherche quelque chose de grand tout de suite (chercher beaucoup d’argent, monter un projet bien ficelé, bien cadré avec une communauté assez large qui participe)

 

Réponse : C’est difficile de commencer immédiatement un projet aussi ambitieux, même si on peut considérer que le projet est de fait lancé grâce à l’atelier du 19 janvier 2017. En effet, nous avons fait un atelier au sein de la maison du doctorat accueillie à La Paillasse qui est le lieu de fondation et d’habitation de la maison du doctorat. La maison du doctorat est d’une certaine manière aussi accueillie par WordPress (https://docdoorblog.wordpress.com/), Gmail-Google-Alphabet (docdoor20016@gmail.com) et Facebook (https://www.facebook.com/docdoor1/) tant l’activité numérique a un rôle fondamental dans la société contemporaine pour l’information et la communication et toutes les activités liées. La présence dans ces organisations permet de formaliser et exister un projet. Il y a des effets socio-économiques directs réels.

Pour l’instant, nous devons faire un lancement léger, de continuer l’atelier et de rencontrer les différents interlocuteurs susceptibles d’être intéressés par le projet pour connaître leur opinion, leurs besoins, l’aide qu’ils peuvent fournir. C’est ainsi que l’on pourra construire, formaliser et solidifier le projet.

 

 

 

– R) Par rapport aux différents témoignages des personnes présentes, un projet comme Doc’Door fait ressortir le manque de moyen pratiques donnés aux doctorant-e-s en SHS par les universités (manque de socialisation, manque de lieu pour travailler) et de façon générale le manque d’aides apportées aux étrangers. Donc l’atelier « maison du doctorat » semble fait pour les doctorant-e-s en SHS. Mais il y a plein d’autres aspects qui n’ont pas étaient mentionnés et qui seraient intéressants de retrouver dans un tel lieu. Ce lieu pourrait être un réel atout dans le processus de valorisation du doctorat (communication scientifique, médiation scientifique, valorisation scientifique). Il pourrait palier à la dispersion des doctorant-e-s et docteur-e-s. Il pourrait aider pour l’avant et l’après doctorat, et rendre le terme « doctorat » plus visible, « plus vendeur » et plus professionnel.

Doc’Door pourrait devenir un endroit de référence pour toutes les questions doctorales. Cet endroit laisserait des locaux disponibles pour les événements lié au doctorat (événements d’associations de doctorant-e-s ou de docteur-e-s, organisation ou accueil de conférence sur différents domaines de recherche, etc…) et qui permettrait aux gens de se rencontrer (organisation de rencontres par exemple et provocation des opportunités de rassemblement).

D’autres besoins pourront ressortir dans les prochains ateliers avec d’autres interlocuteurs : des doctorant-e-s hors SHS, des docteur-e-s en poste, des entrepreneurs, des recruteurs, des directeurs de thèse, des administratifs…

 

 

 

– S) Pour un doctorant, la maison du doctorat est une idée nouvelle. Il a envie de la copier dans son pays d’origine. Il trouve qu’il y a de la solitude dans la recherche SHS, que c’est difficile de se faire du réseau quand on est seul à travailler chez soi, il y a un manque de réseau de professionnel.

 

 

 

– T) Pour la suite :

 

– Rendez-vous prévu avec le département innovation de la Mairie de Paris qui est intéressé par le projet.

 

– La région Ile-de-France semble intéressée également.

 

– Une rencontre prévue avec le président de la Cité universitaire.

 

– Organisation du prochain atelier.

 

 

 

6/ Informations complémentaires :

 

L’ensemble de l’atelier est consultable ici : https://www.facebook.com/docdoor1/videos/372395213125580/

 

Pour toute réaction par rapport à ce compte-rendu, n’hésitez pas à écrire à docdoor2016@gmail.com

 

N’hésitez pas à participer à la page Facebook de Doc’Door (dont nous avons fait une présentation ici : https://docdoorblog.wordpress.com/2017/01/25/docdoor-a-maintenant-une-page-facebook/) : https://www.facebook.com/docdoor1/

 

 

 

7/ Remerciements :

 

Merci à La Paillasse pour son accueil.

Merci à Charlotte et Cléa pour la rédaction de leurs comptes-rendus de l’atelier que Sebastien a synthétisé.

Merci à Cléa pour le film et sa mise en ligne.

 

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